Voir ou écouter ?

 

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On considère généralement qu'un ornithologue est d'abord un bon observateur. C'est sans doute vrai ; cependant, neuf fois sur dix, c'est par son chant - ou son cri, ou son appel - qu'un oiseau est repéré et même identifié. Ainsi, longtemps avant de l'avoir vu, l'ornithologue sait que tel oiseau se trouve dans les parages, plus ou moins proche. Sachant de quel oiseau il s'agit, avec ses habitudes propres, il sait où il faut porter les regards : près du sol ou dans les branches, au sommet d'un arbuste ou au coeur d'un buisson, à terre ou haut dans le ciel. Cela aide beaucoup.

Il y a, certes, des oiseaux plutôt silencieux - les rapaces notamment. Mais la plupart se font entendre, chaque espèce ayant une palette plus ou moins variée de modes d'expression. La diversité des chants, babils ou gazouillis est au moins aussi grande que celle des formes et des couleurs, en fonction des espèces, bien entendu, mais aussi de l'heure du jour et des saisons.

 

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