En Camargue,

on peut avoir l'impression parfois d'être sur une terre de safari.

Ici le Héron cendré s'éloigne au dessus du cheval ;

 

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Là c'est le Héron pourpré, plus rare, qui fait une apparition.

 

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Disons que si on connaît un peu le secteur, on peut finir par oublier

qu'il y a des routes et même des villages.

 

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A 800 mètres de là, ce sont les collines des Costières, recouvertes

de galets ocres brûlants de soleil et de vignes.

 

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500 mètres plus bas, ce sont les vastes étendues de roseaux

pratiquement impénétrables, et les étangs peu accessibles.

 

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Dans le prés, les pieds dans l'eau parfois, les pesants taureaux ;

 

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sur son énorme nid, la légère Cigogne.

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C'est la première qui a niché en Petite Camargue, me semble-t-il.

 

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Le nid est devenu si lourd (chaque année elle

y ajoute des branches), qu'il a fallu étayer

l'arbre mort qui le porte.

 

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Les vachettes sont plus légères mais pas moins vives

et combatives parfois.

 

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Elles servent pour la course camarguaise ou course à la cocarde.

Une ficelle est nouée à la base de chaque corne et une cocarde sur le front.

 

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Avec une sorte de petit crochet, le razéteur doit, en courant, croiser

la route de la vachette ou du taureau pour s'emparer de ces attributs.

Il a intérêt à être rapide et leste.

 

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Le rôle du cheval est tout différent.

 

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Les silhouettes aussi.

 

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L'animal n'a pas d'esprit, mais il a une âme.

Autre est l'âme du taureau ;

 

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 autre est l'âme du cheval.

 

Camargue vauverdoise, 1er mai