Je suis retourné dans le vallon de Valpréveyre

et me suis dirigé vers le Bric (sommet) Bouchet.

 

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Puis j'ai bifurqué vers le col Malaure moins fréquenté. De fait, je n'ai croisé personne

jusqu'au soir. Mais des fleurs...

Ici le Myosotis des Alpes. Personne ne l'a semé là.

 

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Autre est le bleu de la Gentiane printanière. Un bleu incroyable.

Comment une petite graine peut-elle contenir une couleur pareille ?

 

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Personne n'a semé ces Pensées.

Sont-elles folles pour autant ?

 

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Violettes, jaunes, quelques fois blanches. Courageuses.

 

4

 

Il y a parfois sur les rochers de petits gazons de mousse parsemés de fleurs

qui portent le nom de Sylène des glaciers.

Je comprends que cette Zygène ait eu envie de s'y arrêter.

 

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Il existe une sorte de joubarbe qui s'appelle Joubarbe toile d'araignée.

Quelle énergie contenue dans ces bourgeons !

 

7

 

Au fur et à mesure qu'on s'élève en altitude et que la forêt

disparaît, les fleurs changent. De nouvelles espèces apparaissent.

C'est le cas avec la Renoncule des glaciers bien délicate dans sa forme

et dans ses teintes : blanche avec parfois un reflet rosé.

 

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Vous ne vouliez pas me croire.

 

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Enfin, quand il n'y a plus de végétation, seulement des cailloux, des rochers, des éboulis,

on voit paraître cette fleur-là, sans feuille, sans chlorophile. C'est la Linaire des Alpes.

 

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Pour la prendre en photo, se mettre à genoux ne suffit pas.

 

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Il faut se mettre à plat ventre, comme La Fontaine quand il observait les fourmis

 

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avant de se rendre à une réception.

 

Col Malaure (05), 3 juillet 2012