Il n'est pas rare qu'on entende un oiseau

avant de le voir.

 

1

 

C'est souvent le cas avec le Merle noir,

 

2

 

soit qu'il farfouille dans les feuilles mortes

(on dirait parfois une meute de sangliers),

 

3

 

soit - c'était le cas ici -

qu'il fasse retentir son chant sonore et mélodieux.

 

4

 

Caché au coeur d'un bosquet de troënes,

il m'a d'abord fallu le repérer.

 

5

 

Puis m'approcher insensiblement

sans qu'il s'en aille,

évidemment.

 

6

 

N'existe-t-il que le célèbre Merle noir

dans nos contrées ?

 

7

 

Pas du tout.

Il y a aussi le Merle bleu, inféodé aux petites falaises,

le Merle des roches, fort coloré,

aimant lui aussi les falaises et les moyennes montagnes ;

 

8

 

il y a aussi le Merle à plastron

qui apprécie les forêts de montagnes.

 

9

 

A mon avis, le Merle noir n'a pas à rougir,

surtout quand il a une petite tache blanche

 

10

 

sous l'oeil gauche.

 

Paris, le 3 mars 2015

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