Anduze,

parc des Cordeliers.

 

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Les pigeons ne sont jamais bien loin.

 

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Mais aussi le Rouge-queue noir,

qui est à l'aise sur les barrières comme sur les murs,

 

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et même sur les branches.

 

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Quelle diversité de plumage, chez ces pigeons ;

sur fond de fleurs d'Arbres de Judée.

 

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Les bambous parlent de verticalité.

 

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Les escaliers aussi,

 

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qui conduisent aux terrasses élevées au niveau des arbres.

 

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Florian le fabuliste,

 

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 qui écrivit Le grillon.

 

Anduze (30), 18 avril 2021

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 Depuis le parc, vue sur la gare d'Anduze

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d'où partira bientôt le train à vapeur

des Cévennes.

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Le grillon

Un pauvre petit grillon
Caché dans l'herbe fleurie
Regardait un papillon
Voltigeant dans la prairie.
L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;
L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ;
Jeune, beau, petit maître, il court de fleurs en fleurs,
Prenant et quittant les plus belles.
Ah! disait le grillon, que son sort et le mien
Sont différents ! Dame nature
Pour lui fit tout, et pour moi rien.
je n'ai point de talent, encor moins de figure.
Nul ne prend garde à moi, l'on m'ignore ici-bas :
Autant vaudrait n'exister pas.
Comme il parlait, dans la prairie
Arrive une troupe d'enfants :
Aussitôt les voilà courants
Après ce papillon dont ils ont tous envie.
Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l'attraper ;
L'insecte vainement cherche à leur échapper,
Il devient bientôt leur conquête.
L'un le saisit par l'aile, un autre par le corps ;
Un troisième survient, et le prend par la tête :
Il ne fallait pas tant d'efforts
Pour déchirer la pauvre bête.
Oh! oh! dit le grillon, je ne suis plus fâché ;
Il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
Combien je vais aimer ma retraite profonde !
Pour vivre heureux, vivons caché.

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Un cancre avait dit :

Pour vivre heureux, vivons couché.

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