Chez Daniel
De retour de Ganges (Hérault), petit détour pour saluer ce vieux Daniel,
mais je n'ai vu que les oies.
Elles montent la garde, l'air de rien.
Attention, quand elles tendent le cou, c'est pour intimider les intrus.
C'est quand-même un oiseau.
Depuis la petite route, j'ai eu la joie de voir le Rollier d'Europe,
arrivé d'Afrique depuis 15 jours environ.
En général, on n'aime pas prendre les oiseaux sur les fils électriques.
Mais avec le Rollier,
on peut.
(On peut aussi aggrandir la photo en cliquant dessus)
Ganges (34), ce 15 mai 2012
Uzès, ville ducale
Après la Provence, le Languedoc. Une histoire bien différente.
Au loin, les tours du duché d'Uzès.
Quand le drapeau flotte, c'est que le duc et la duchesse sont présents.
Curieuse ville où les belles façades côtoient
de minuscules ruelles ;
curieuse ville, décidément.
Ici, les toits ne sont pas tirés au cordeau.
La cathédrale d'Uzès fut constrite à partir de 1090,
flanquée de sa Tour Fenestrelle.
Derrière, une esplanade avec des marronniers,
une petite maisonnette pittoresque
et la vue vers le sud, sur la garrigue gardoise.
Tiens, encore une série sans oiseau (ou presque).
Uzès (30), ce 13 mai 2012
La Vallée close
Je crois que chaque année, je dis ça. Dans un mois, le soeil aura à peu
près tout brûlé. Mais pour le moment, la Provence est verte.
Ici, le village de St Didier et devant, plein nord, le Mont Ventoux.
Quand on quitte Carpentras vers l'est, on trouve assez rapidement les
Monts du Vaucluse qui relient en quelque sorte le Ventoux et le Lubéron.
Au milieu de cette aridité, une résurgence étonnante, la Fontaine de Vaucluse.
Petit village pittoresque où nous venions marcher,
avec mes parents, les soirs d'été.
L'eau coule toute l'année. Elle est toujours parfaitement limpide.
Au dessus du village, les rochers, les pins, la garrigue provençale.
De l'autre côté, le château et au fond... l'impressionnante falaise
au pied de laquelle se trouve la résurgence.
Si on emprunte le sentier qui longe la rivière, on pénètre dans une vallée close,
qui butera sur la falaise. Grâce à l'eau, les platanes sont immenses.
Sur le muret que l'on aperçoit au fond, je m'étais aventuré il y a un mois
environ et avais photographié le Cincle plongeur et la Couleuvre vipérine.
Mais cette fois-ci, l'eau passait par dessus.
Profitant de cette eau abondante, une papetterie s'était installée là,
il y a longtemps déjà, le courant faisant tourner les roues.
Aujourd'hui encore, on voit les marteaux-pilons en bois
réduire les vieux chiffons en pâte à papier.
En remontant encore, la vallée s'assombrit, le courant devient plus fort,
l'écume plus blanche. Ici, vue vers l'amont.
Là, vue vers l'aval.
On est à 100 mètres de la source et le débit est déjà très fort.
Pour les derniers 50 mètres, ce n'est que de l'écume sur les rochers
couverts de mousse. De l'eau sourd également sur les côtés, partout.
Ici, on aperçoit la première écume, là où l'eau déborde,
et là c'est la résurgence, étonnament calme.
Les plus grands spéléologues ont tenté d'en percer le secret,
en vain.
Et si on lève la tête, la falaise est immense, verticale,
presqu'en surplomb.
L'été, le niveau de l'eau ne permet pas à la source de déborder.
On peut s'avancer sur quelques dizaines de mètres dans la trou.
La rivière (qu'on appelle la Sorgue) naît un peu plus bas,
au milieu des blocs de rochers.
Il me semble que cette série a quelque chose de différent des autres.
Fontaine de Vaucluse (84), le 7 mai 2012
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Alors, pour vous faire plaisir, je vous offre cette belle photo
prise par un bon photographe qui avait un bon appareil
(et que je ne connais pas).
Quelqu'un m'a envoyé cette photo de Cincles plongeurs.
Plastron blanc
Jusqu'au mois d'avril, il n'y avait pas plus d'eau dans le Gardon
qu'au mois d'août. Ici, le Gardon de St Jean du Gard, à Corbès.
Mais depuis, quelques bonnes averses ont fait monter le niveau de l'eau
pour le bonheur de la Bergeronnette des ruisseaux.
J'espèrais franchir ce petit pont pour me rendre sur cette île, mais le
courant m'en a dissuadé. Je suis donc resté au pied de ce moulin,
lieu propice pour observer le Cincle plongeur qui construit souvent
son nid dans ce genre de configuration.
Je ne m'étais pas trompé.
Comme beaucoup d'oiseaux, il passe de longs moments à arranger
son plumage. Il faut dire que pour lui, c'est une véritable combinaison
de plongée.
J'aime cet oiseau, vous l'avez compris. Il est à la fois vif et bonhomme.
Ce qui m'a surpris, c'est de le voir entrer dans le trou d'un mur,
nettement au dessus du niveau de l'eau.
Habituellement, il niche sous les cascades ou là où l'eau entre
dans les moulins...
Mais celui-là est peut-être comme moi : il craint l'eau.
C'est ennuyeux pour lui, car il se nourrit exclusivement d'insectes
et de vers qu'il trouve dans l'eau (dans les mousses, sous les galets...).
Mais j'ai sans doute tort de me faire du souci pour lui.
Corbès (30), 5 mai 2012
Grégaires
Quand on consulte les livres d'identification qui décrivent les oiseaux,
on trouve parfois le mot 'grégaire'.
Pendant longtemps, ce mot est resté énigmatique pour moi.
Le Loriot d'Europe - qui est arrivé il y a quelques semaines d'Afrique,
dont on entend le chant sonore mais qu'on voit rarement
malgré sa couleur vive - n'est pas un oiseau grégaire.
(On peut cliquer sur la photo pour l'aggrandir)
Les Pigeons, eux, ont souvent un comportement grégaire.
Vous commencez à comprendre ?
Est grégaire celui qui vit et évolue en groupe.
Pour des raisons diverses, sans doute.
Cette scène avait à la fois quelque chose de paisible et d'animé.
Quelque chose qui fait penser à une forme de qualité de vie.
Une forme de simplicité primordiale.
Qui n'exclue pas une forme de plaisir.
On ne va pas parler de sagesse... Presque.
Dans la Bible, les animaux sont plusieurs fois mentionnés comme
des modèles : prudence, confiance, reconnaissance, simplicité, fidélité...
On reconnaît sans peine, là, ce qui caractérise les jeunes enfants.
Allez, on a encore des choses à apprendre.
Carpentras (84), 8 mai 2012
Vert catalpa (4)
Il ne suffit pas qu'il y ait un oiseau sur une branche
pour faire une jolie photo.
Il faut aussi que le fond soit beau et que la lumière soit bonne.
Réservé, le Verdier d'Europe ?
Oui, mais faut pas exagérer.
Nous disions que le fond compte beaucoup,
ainsi que la qualité de la lumière.
Cela n'est pas toujours évident, même dans le midi de la France.
Les feuilles du Catalpa poussent chaque jour un peu plus,
et vont devenir très grande.
Alors, bonjour, les photos d'oiseaux !
Eux, ils seront bien contents.
Alès, avril 2012
Vert catalpa (3)
Immersion au sein de la famille Verdier d'Europe.
Ce n'est pas tous les jours.
Ici la femelle, assez fluette.
Là, le mâle : plus dodu et aux couleurs plus soutenues.
Fluette ne signifie pas forcément effacée.
Bien que superbe, le mâle doit parfois se faire suppliant,
et accepter qu'on le regarde de haut.
Il est beau, mais elle est maline.
En fait, chacun a sa grandeur,
et à besoin de l'autre.
Point n'est besoin de faire le fier.
Alès, fin avril 2012
Vert catalpa (2)
Le Moineau domestique est partout chez lui.
C'est peut-être pour ça qu'on l'appelle 'domestique'.
Domus, c'est la maison.
Du coup, il peut paraître sans gêne, car il est là
même si on ne l'a pas invité.
Le Verdier d'Europe est plus timide, malgré sa bonne taille.
Déjà, sa couleur verte (ce n'est pas si fréquent) dit quelque chose
sur son tempérament réservé.
Cela ne l'empêche pas de chanter à tue-tête, quand c'est le moment.
Moi aussi, je suis réservé et il m'arrive de chanter à tue-tête,
quand je suis seul.
Alès, 23 avril 2012
Le héron au long court (3)
Toujours l'attente du Martin-pêcheur.
Toujours le Héron cendré.
Faute de grives...
Bientôt, il aura son plumage nuptial
et sera encore plus beau.
Certains se disent peut-être naïvement :
Ce photographe ne rate-t-il jamais de photos ?
La réponse est : Oui, il en rate parfois.
Cendras, le 29 avril 2012
Le héron au long cours (2)
Le Héron cendré est souvent au bord de l'eau,
sinon les pieds dans l'eau. Mais pas toujours.
On peut le voir à la cime d'un arbre,
ou sur des rochers.
Je guettais le Martin-pêcheur, comme d'habitude,
et c'est le Héron, encore une fois, qui est venu.
Il lui a plu de s'élever un peu au dessus du niveau
de l'eau.
C'était la fin du jour ; le soleil baissait.
Toujours plus haut,
comme Blanquette,
la chêvre de Monsieur Seguin.
"C'est haut ! "
"De se voir si haut perchée,
elle se croyait aussi grande que le monde".
Alès, 26 avril 2012














































































































