Au coeur de Paris (61)
Grive musicienne. Turdus philomelos.
"Qui aime la mélodie", dit le nom latin.
Joli nom pour un bel oiseau au plumage de guépard.
Maline avec ça : pour casser la coquille des escargots,
elle utilise une pierre comme une enclume.
On la distingue de la Grive draine, qui lui ressemble,
par le blanc de son ventre : la Draine a la même
teinte chamoisée de la gorge au croupion.
En hiver, la Grive musicienne se trouve en France
(sauf dans l'est et en Franche-Comté), en Italie,
en Espagne et en Afrique du Nord.
L'été, on la trouve dans toute l'Europe (sauf l'Espagne)
jusqu'en Scandinavie (au delà du cercle polaire).
Craintive et solitaire,
la Grive musicienne préfère, quand elle ne chante pas,
rester sous le couvert végétal.
Quand il chante, le mâle se place sur la branche
la plus haute et lance ses strophes sonores
aux motifs variés.
Son chant, fort et clair, porte à plus d'un kilomètre.
Paris, 5 janvier 2012
Au coeur de Paris (60)
Jardin des Plantes. Grive musicienne.
C'est ici le cadre typique qui lui correspond :
un arbre sans feuilles, aux branches enchevêtrées.
La convoitise des chasseurs.
Mon premier souvenir d'oiseaux, c'est celui
de Corneilles noires perchées à la cîme
des peupliers, dans l'Isère (St Marcellin).
J'avais moins de 3 ans.
Le deuxième souvenir est celui de Grives en volière,
près d'une grange, entre l'Isle s/ Sorgue et Cavaillon.
J'avais 7 ou 8 ans.
Des grives servant d'appelants à un chasseur
qui les amenait avec lui dans de minuscules cages.
"Faute de grives, on mange des merles".
Les grives, c'est meilleur.
Il paraît.
Paris, 5 janvier 2012
(Cette séquence est la 650ème de ce blog)
Au coeur de Paris (59)
En hiver, les prairies bordées de haies attirent de nombreuses grives
dont certaines sont sédentaires (nicheuses) :
la Grive musicienne et la Grive mauvis,
et d'autres migratrices : la Grive draine et la Grive litorne.
Ici, c'est une Grive musicienne,
qui apprécie les recoins sauvages du Jardin des plantes.
L'hiver, elles se nourrissent de baies et de lombrics.
On les sent perpétuellement en alerte :
il est vrai que les arbres sans feuillages
offrent de piètres refuges.
Savent-elles que leur chair, meilleure que celle du Merle,
paraît-il,
pourrait bien faire sortir le chasseur de chez lui ?
Paris, 5 janvier 2012
Au coeur de Paris (58)
Paris, le soleil émerge lentement en ce début janvier.
Entre le Louvre et la Seine, quelques grands platanes. Une aubaine.
Le Cormoran est un oiseau qui nage, plonge, vole et se pose
sur les branches. Pas si facile.
Les ailes ne servent pas qu'à voler.
Elles servent aussi à retouver l'équilibre, à 25 mètres de haut.
Quel drôle d'oiseau.
Mais quel drôle d'oiseau !
Paris, 6 janvier 2012
Noir et blanc
Juste après les petits canards qui s'en sont allés...
Dans les champs on peut voir des Corneilles noires et des Pigeons blancs ;
dans les cours des fermes des Dindons noirs et des Oies blanches ;
et au bord du Gardon (et de nombreuses autres rivières),
on peut voir des Cormorans noirs
et des Aigrettes blanches.
A la différence du Cormoran, l'Aigrette garzette ne sait ni nager ni plonger.
Mais qu'elle est belle !
Ma question, c'est :
Pourquoi dit-on UN Cormoran et UNE Aigrette ?
Est-ce parce qu'il n'est pas beau ?
Si quelqu'un sait ...
Alès, 8 janv. 2012
Petit Canard
Il y a quelques temps que je ne m'étais pas approché de ces berges
du Gardon, à la sortie d'Alès. Je cherchais un endroit propice pour
guetter le Martin pêcheur, quand mon regard fut attiré par un objet
flottant de couleur bleue, au loin.
Plus un geste, plus un bruit...
Pas de doute : un Canard !
Le courant étant assez faible, il mit tout un temps pour approcher.
J'aime les canards. Ils ont toujours l'air contents, et pour moi
qui ai une inclinaison naturelle vers la tristesse, ils sont porteurs
d'une sorte de réconfort.
Ayant dépassé la zone calme, je le vis danser sur le flot mouvementé
et s'éloigner peu à peu.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver un deuxième canard,
de couleur un peu différente. Une femelle, peut-être ?
Ben alors ! Quelle matinée !
Femelle ou pas, cela me semble être un jeune individu.
Comblé par ces rencontres, je m'apprêtais à aller plus loin, quand
mon regard fut attiré par un troisième individu, de couleur blanche,
cette fois.
Ayant repéré le manège (!), il se tenait là, croyant passer inaperçu.
Mais j'y vois bien (de loin en tout cas).
Je ne tardais pas à découvrir l'explication du phénomène, une fête
foraine ayant installé ses stands un peu en amont.
Pauvres petits canards, comme je les comprends. Ils ont choisi de voguer.
Dieu sait où ils doivent être, maintenant.
Cela me fait penser à une chanson de Francis Cabrel :
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Alès, ce 8 janvier 2012
Deux Oies (2)
Il est assez rare et quelque peu impressionnant
d'être comme défié par le regard d'un oiseau, comme ça.
C'est un peu comme si elle défendait son territoire.
On est chez elle.
Son bec fort est fait pour brouter de l'herbe.
Mais elle peut aussi s'en servir pour faire courir les voleurs.
Là, en ce moment, elle réfléchit et évalue...
si vous êtes un voleur ou pas.
J'ai l'impression que ça va aller. Vous pouvez passer.
Ce sont les oies de Daniel.
Ganges (34), le 25 décembre 2011
Deux Oies (1)
25 décembre. Elles sont toujours là.
En fait, ce sont les gardiennes de la basse-cour.
Le grillage, ce n'est pas pour empêcher
les voleurs de rentrer,
c'est pour empêcher les oies de sortir.
Pour empêcher les voleurs de rentrer, il y a les oies.
Cela ne les empêche pas
de s'apprécier tendrement, on dirait.
Et alors ?
Qu'y a-t-il de mal à s'apprécier tendrement ?
Ganges, 25 décembre 2011
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Curieusement, cette séquence paraît au moment où je suis en déplacement
à Montauban, pays des Oies. Celles-ci ont été vues en août 2008, par là-bas.
Au coeur de Paris (57)
Y a-t-il encore de la place pour les animaux
dans la vie des citadins d'aujourd'hui ?
La réponse est oui.
Les deux photos qui suivent sont pratiquement prises du même endroit.
Sur la première, on voit un défilé de manifestants sur le pont d'Austerlitz,
surveillé par la police fluviale et par d'innombrables CRS.
Au même moment, au premier plan, deux Cygnes voguent de conserve.
Ainsi, les animaux sont-ils porteurs d'une sorte de quiétude
peu banale.
Cette quiétude serait-elle communicative ?
Ce n'est pas impossible. Et pas seulement pour les enfants.
Vous voyez souvent des sourires
dans les rues de Paris, vous ?
(à part les amoureux)
Lequel des deux est le plus tranquille ?
M'enfin !
Voilà un homme qui n'a pas de quoi s'acheter des lacets pour ses
souliers et qui a une écuelle en inox pour ses chiens et son chat.
Paisibles, les animaux. Croyez-vous qu'ils soient insensibles pour autant ?
Mais l'important n'est-il pas d'être aimé ?
Le coeur de l'homme a principalement besoin de trois choses :
la consolation, l'assurance et la joie.
C'est précisément ce que la bouteille promet...
C'est précisément ce que communique le Saint-Esprit de Dieu !
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Au coeur de Paris (56)
Place de la Concorde, entre le Jardin des Tuileries
et l'avenue des Champs Elysées.
L'eau coule, les voitures circulent, les hommes courent...
L'oiseau médite.
Certains doivent penser que puisque la vie est
courte, il faut agir le plus possible, sans s'arrêter.
D'autres se disent le contraire : si la vie est courte,
mieux vaut agir avec mesure et goûter chaque instant.
Jésus a dit, en tout cas :
"Qui de vous, par son inquiétude,
peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? "
(Matthieu 6.27)
Paris, 5 novembre 2011



































































































